[Scotland] En route pour le nord de l’Ecosse / Road trip in the North of Scotland (part 2)

Quand je me lève le lendemain, le ciel est comme ma tête, très embrumé. Ce qui me réveille n’est ni l’air vif ni les paysages magnifiques mais plutôt les grosses limaces noires qui ont élues domicile (trop) près de la tente. Que la nature est belle… Bref, on boit un thé, on se brosse les dents, on plie bagage et on repart sur la route (lala lalalala). Cette fois-ci, on a pas mal de kilomètres à faire pour notre première destination.

When I wake up in the morning, the sky is like my head, very foggy. What wakes me up isn’t the fresh air or the amazing view but the HUGE black slugs that decided to live a bit too close of our tent. How pretty nature is… Anyway. We drink a tea, brush our teeth, pack everything and we’re back on the road. Our first destination of the day is quite far…

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Le RZSS Highland Wildlife Park se situe dans le Parc National des Cairngorms, en plein coeur des Highlands (ah ce moment d’excitation quand tu vois un panneau écrit : HIGHLANDS). Sur plus de 100 ha sont dispersés des animaux du monde entier. Les 3/4 du parc se font à pieds et c’est sous une petite bruine tout à fait typique du coin que l’on va se promener et admirer. Un petit our polaire est né il y a peu mais il est, avec sa maman, un peu trop loin (surtout pour moi qui ai une vue de merde, disons les choses comme elles sont) et il y a trop de touristes pour qu’on puisse voir les ours polaires mâles se faire nourrir. Sinon tout va bien, merci. Les macaques japonais se ruent soudain vers nous, les loups sont paresseux pendant que leurs enfants jouent, le bison reste à l’abri, le tigre est majestueux, le léopard des neiges fait une brève apparition et se pavane avant de repartir, le panda roux est lui tout timide…

The RZSS Highland Wildlife Park is situated in the Cairngorms national park, in the middle of the Highlands (that moment of thrill when you see this road sign: HIGHLANDS). On more than a 100ha are living animals from all around the world. 3/4 of the park is to be visited by foot so it’s under a fine rain, typical of the country, that we start our stroll. A polar cub was born not long ago but he and his mum are a bit too far for me to admire them (I have a shitty eyesight to be honest) and there’s too many tourists near the other polar bears being fed. Except for that, everything’s fine, thanks. The monkeys are suddenly rushing to us, the wolves are lazy when their cubs are playing around, the bison is having a rest in his shed, the tiger and the snow leopard are majestic, the red panda is very shy…

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Après plusieurs heures à déambuler dans la brousse (si seulement…), on reprend le volant et on retrouve la civilisation aka Inverness. La « Capitale des Highlands » se situe à l’embouchure de la rivière Ness (le loch n’est pas loin) et à cause de sa position stratégique, elle a longtemps été disputée par les monarques écossais, les Highlanders, les Jacobites et les Anglais. Le résultat ? Il ne reste aujourd’hui quasiment plus de bâtiments antérieurs au XIXème s. Même le château n’est pas si vieux que ça… Néanmois, elle a quelque chose, cette ville… Un petit air de Stirling avec ses pierres grises et ses longues rues, un côté sauvage avec la rivière et les montagnes autour et aussi un peu industriel. Si je n’y suis pas resté assez longtemps pour en écrire davantage, il est certain que j’y repasserai, elle m’intrigue cette ville. Et puis, elle est sur la route pour aller voir le champs de bataille de Culloden…

After few hours, it’s time to go and find civilisation again, aka Inverness. The  »Capital of the Highlands » is situated on the opening of the river Ness (the loch isn’t far) and because of its strategic position, it was disputed for a long time by Scottish monarchs, Highlanders, Jacobites and English. The result? There’s today not a lot of building dating from before the 19th C. Even the castle isn’t that old… Nonetheless, there’s something I like in this city… A vague resemblance with Stirling and its grey stones and long streets, a wild side with the river and the mountains around it, and also an industrial side. If I haven’t stayed enough to talk more about it, it’s certain that I’ll be back as I’m intrigued by it. And the famous Culloden battlefield is near it too…

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Je ne vais pas vous raconter ce qu’il s’est passé après notre passage à Inverness, je le réserve pour un autre article  »Mes galéres de voyage » (oui, encore)…

BREF. Le lendemain, direction Dunrobin Castle qui est à une dizaine de minutes de notre point de chute de la veille. J’adore les châteaux mais alors les châteaux écossais, c’est un autre niveau. Il y en a pour tous les goûts, des ruines, des semi-ruines et des palaces. Dunrobin fait partie de la dernière catégorie. Plus gros château des Highlands avec 189 pièces et perpétuellement habité depuis le XIVème s., il est plus connu pour avoir éte la demeure du premier duc de Sutherland, un homme pas commode qui chassa 15 000 personnes pour s’approprier leur terre et faire place à ses moutons. La famille Sutherland vit toujours là… Si l’extérieur ressemble à un château de conte de fée, les intérieurs nous font eux découvrir la vie aristocratique avec trophées de chasse, jouets, livres et armes à feu par centaine, et quelques signes du passage de personnes illustres comme la Reine Victoria. Les jardins donnent sur la mer et sont taillés au carré, très français si vous voulez mon avis, avec fontaines et rosiers qui vont bien. Le clou du spectacle, c’est le fauconnier qui fait voler ses gracieux oiseaux et ça ne fait qu’ajouter encore un peu de magie à ce lieu…

I won’t talk to you about what happened after Inverness, that will be part of yet another  »Struggling while travelling » article…

The next day, we’re going to Dunrobin castle, a few miles away from the lovely cottage we slept in. I love castles but Scottish castles are on another level. There’s a bit of everything, ruins, half ruins and palaces. Dunrobin is in the last category. Biggest castle in the Highlands with 189 rooms and perpetually inhabited, it is more known for being the house of the infamous first Duke of Sutherland, a vile man who chased 15 000 people to take their lands and put his sheep on. The Sutherland family still lives here… If the outside looks like a fairy tale castle, the inside is all about aristocratic life with displays of hunting trophies, hundreds of toys, books and guns, and some signs of famous people who came here like Queen Victoria. The gardens are overlooking the sea and look very structured, very French if I may say, with fountains and other nice rosebushes. The cherry on the cake is the falconer showing us his gracious creatures flying around… and the castle becomes even more magical.

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[Scotland] En route pour le nord de l’Ecosse / Road trip in the North of Scotland (part 1)

Lunettes de soleil sur le nez, tente et réchaud dans la malle, guide sur mes genoux, on est paré. Maintenant, il n’y a plus qu’à rouler, direction le nord de l’Ecosse !

Je suis toujours impressionné de voir à quel point il est facile de se retrouver à la campagne. On sort de Glasgow et ça y est ! Montagnes, champs et moutons se découvrent sous nos yeux de citadins fatigués. Notre premier stop est Balmaha et même s’il a un nom exotique (et ne parlons pas d’Aloha !), le village se trouve pourtant sur la rive Est du Loch Lomond, à une cinquantaine de minutes de chez moi. Mais si ce n’est pas exotique, c’est quand même drôlement dépaysant. Il fait chaud, l’eau clapote sur les dizaines de petits bateaux amarrés et elle scintille comme jamais. On marche le long du loch, passe de jolies maisons, des arbres, des fleurs, on s’arrête pour prendre une photo de Conic Hill et d’une île plus loin, Inchcailloch, on continue et trouve une plage déserte. Cet endroit est un petit morceau de paradis et la seule chose qui nous décide à partir, c’est qu’on a encore beaucoup à voir. 

Sunglasses on, tent and camping stove in the boot, guide book on my knees, we’re ready. Let’s drive up north!

I’m always amazed to see it’s so easy to be in the countryside. You get out of Glasgow and that’s it! Mountains, fields and sheep are around us. Our first stop is Balmaha and even if it has an exotic name (and don’t start me with Aloha!), the village is actually on the east bank of the bonnie Loch Lomond, around 50 minutes away from my flat. Not exotic but so different… It’s hot, the water shines and splashes gently on the dozens of little boats. We walk along the loch, pass cute houses, trees, flowers, we stop to take a picture of Conic Hill and of the island further away, Inchcailloch, we keep going and find an empty beach. This place is like a little piece of heaven and the only thing that makes us leave it is that we still have a lot to see.

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J’ai trouvé un autre morceau de paradis plus loin, plus au nord de Loch Lomond et au pied de Ben Lomond. Rowardennan… Quand on arrive là, j’ai l’impression de redevenir l’enfant que j’étais en vacances d’été avec ma famille. Un petit truc magique dans l’ air, ou juste le soleil, la brise et la senteur de pin peut-être… Je trempe mes pieds dans l’eau tiède, rêve de pouvoir y nager, regarde passer les bateaux, ramasse des pommes de pin, apprends à faire des ricochets, je me gorge de soleil, me relaxe et prie pour que le temps s’arrête.

I found another piece of heaven further north, still on Loch Lomond and at the foot of Ben Lomond. Rowardennan… When we arrive there, I feel like I’m a child again, on summer holidays with my family. Something magical in the air or just the combination of sun, breeze and pine smell maybe… I put my feet in the warm water, dream of having a swim, watch the boats go, pick up some pine cones, learn how to skip stones, I bath in the sun, feel relaxed and pray for the time to stop.

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Comme de toute façon personne ne m’écoute depuis là-haut, on reprend la voiture et on continue notre aventure. C’est Killin que nous rejoignons ensuite (après moultes détours mais je vous raconterai une prochaine fois dans un article « Galères de voyage », vous allez voir, on va rire). Mais qu’il est mignon le petit village de Killin! Situé à l’ouest du Loch Tay, dans le comté de Stirling (immense ce comté…), le village est traversé par les Chutes de Dochart, une rivière puissante et parsemée de gros rochers sombres et lisses où les gens viennent s’asseoir ou pique-niquer. Si ce n’était pas pour la horde de touristes et les ados qui sautent du pont sans peur pour aller nager, on se croirait à une autre époque ici. Les maisons sont vieilles et en pierre, il y a un petit pont qui enjambe la rivière et un ancient cimetière pour le Clan MacNab. 

Since no one is listening to me from up there anyway, we take the car and drive some more. Next stop is Killin (we had some difficulties in between the two stops but I’ll tell you that later on a « Struggling while Traveling » article, we’ll have a laugh). How pretty is Killin! Situated on the western bank of Loch Tay, in Stirling (such a huge shire…), the village is crossed by the Falls of Dochart, a powerful river dotted with big dark and soft stones where people come to sit and have a picnic. If it wasn’t for the tourists and the fearless teens jumping from the bridge to swim in the river, it’d feel like another time here. The houses look old, there’s a little stone bridge over the water and an ancient burial site for the MacNab Clan.

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La journée se termine au Loch Tay où on plante la tente pour la nuit. On a trouvé un petit endroit que pour nous et tandis que le soleil se couche doucement, on a l’impression d’être seuls au monde.

The day ends in Loch Tay where we set up our tent for the night. We find a little place just for ourselves and when the sun starts going down, it feels like we’re alone in the world.

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[Travel] J’irai finir mes vieux jours à Valldemossa / I’ll spend my last days in Valldemossa

Avant de reprendre la plume le clavier pour un autre épisode de mes aventures romaines, je voudrais vous parler de mon séjour à Palma de Majorque. C’était en avril dernier et je ne l’ai jamais mentionné, cette erreur… C’est lors d’une expédition hors de la ville que j’ai découvert Valldemossa et que j’en suis tombé amoureuse.

Before getting back to my Roman holidays, I’d like to talk to you about my trip in Palma de Mallorca. It was last April and I wrongfully never said a word of it… It’s during a trip out of the city that I found out about Valldemossa and fell in love with it. 

Le petit village de Valldemossa se trouve à 17km de Palma, soit une demi-heure de bus. Quand on a commencé à rouler et que les minutes défilaient sans qu’on soit encore sorti du centre ville, je me suis sérieusement demandé si on parlait tous du même endroit. Je dois me rendre dans un petit village perdu dans les montagnes, hein, on est bien d’accord ? Oui, oui, allez, tais-toi et admire. En effet, après une dizaines de minutes sur des routes sinueuses et qui grimpent, nous voilà arrivé à destination.

The small village of Valldemossa is 17km away from Palma, or half an hour by bus. When we started driving and minutes were passing without us being out of town, I seriously started wondering if we were all talking about the same place. I have to go to a small village lost in the mountains, is that correct? Yeah, shut up and sit back. After shutting up and sitting back, we started going up some hills and finally arrived. 

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Valldemossa, j’en avais entendu parler pour la première il y a peut-être un an de ça, totalement au hasard, en regardant un épisode de  »Secrets d’histoire » consacré à George Sand. Riez, riez, n’empêche on apprend beaucoup de choses avec cette émission. A la télé ce lieu avait l’air magique. En réalité, il est encore mieux que ça.

The first time I heard about Valldemossa was about a year ago when I was watching some French documentary about George Sand, a very famous French (female) writer from the 19th C. On TV, the place looked magical, in reality it was even better.

Je vais d’abord vous parler de sa chartreuse car vous vous demandez peut-être ce que George Sand est venu faire dans ce patelin de la pampa espagnole. L’ancien monastère qui abritait des Chartreux dès le début du XIVème s. devint public en 1835 et les neufs cellules vendues séparément. L’écrivain George Sand, ses enfants et son amoureux de l’époque, le pianiste Frédéric Chopin, s’y sont installé durant l’hiver 1838-1839. Les paysages à couper le souffle et la grande chartreuse presque pour eux seuls enflammèrent leur imagination romantique. Le pianiste se fit même livrer son instrument de France et composa de nombreux morceaux avant que l’hiver rigoureux et humide n’ait raison de sa santé fragile. La cellule numéro quatre se visite et on peut y voir le piano du grand maître, son masque funéraire, un portrait de George Sand, quelques affaires à eux… Le reste de la chartreuse est aussi tranquille et reposant que le village en lui-même. Le long des couloirs, on trouve une pharmacie pleine de vieux bocaux aux belles étiquettes, une chapelle, une bibliothèque, des jardins aux vues exquises…

I’ll first talk about the Carthusian monastery because you might be wondering why George Sand came to this small village on a Spanish island. The monastery hosting Carthusian monks since the beginning of the 14th C. became public in 1835 and the nine cells were all sold separately. George Sand, her children and her then lover Frederic Chopin, the famous pianist, established themselves there during winter 1838-1839. The magnificent sceneries and the huge building just for themselves fired their romantic imagination. The pianist even had his instrument delivered from France and composed several pieces. Unfortunately, the harsh and humid winter degraded his already weak health. The cell number four can be visited and hosts among others the master’s piano, his death mask, a portrait of George Sand… Along the corridors, we can also find an apothecary full of old bottles with beautiful labels, a chapel, a library, some exotic gardens with delightful views…

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Valldemossa (que j’ai affectueusement surnommé « Val de Mousse » tout le long de mon séjour), perché tout en haut d’une colline, dans la chaîne de montagnes Tramuntana, surplombe des champs d’oliviers, des cyprés, des orangers, et des jardins en terrase par centaines. Se promener parmi les ruelles pavées qui montent et qui descendent, se perdre dans son dédale, s’arrêter pour manger des raisins de la région, prendre dix mille photos des maisons toutes plus belles les unes que les autres, se faire dorer au soleil sur les pierres centenaires… Ca, cést la belle vie. Comme le faisait très justement remarquer Epicure : « Le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse » (et j’aurais pas dit mieux). 

Valldemossa, perched on top of a hill in the Tramuntana mountains, looks above olive tree fields, cypresses, orange trees, and hundreds of terraced gardens. Walking up and down the cobbled streets, getting lost in its maze, stopping to eat some local grapes, taking thousands of pictures of the prettiest houses, sitting on the old stones and soaking up the sun… Now, that’s what I call life. As Epicure once said : « Pleasure is the beginning and the end of a happy life » (couldn’t have said better).

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J’irai finir mes vieux jours sous le doux soleil de Valldemossa.

I’ll spend my last days under the soft sun of Valldemossa.

[Travel] Au-delà de Rome / Rome and beyond

Voila encore deux mois que je ne poste rien. (Beaucoup) trop de travail avec une reconversion professionnelle à la clé, un voyage à préparer, une motivation en berne et surtout un manque cruel d’ordinateur qui fonctionne (la biére sur un clavier, croyez-moi ou non, ça ne fait pas bon ménage). BREF. Je suis de retour.

Two months gone without me writing anything. Too much work and a career transition to look forward to, a trip to plan, no motivation whatsoever and a cruel lack of working computer (believe me or not, computers don’t like beer poured on them). Anyway, I’m back.

Au mois de mai, je suis allé passer une semaine incroyable à Rome. Je n’étais pas complétement étrangére à la capitale puisque quand j’étais jeune, belle et fraîche, j’y avais passé quelques jours avec une colonie de vacances (je vous avais dit que j’étais jeune)… Mais 12 ans plus tard, autant vous dire que mes souvenirs n »etaient pas des plus vifs et c’est donc presque avec des yeux nouveaux que j’ai admiré cette ville. Au lieu de vous raconter jour par jour ce que j’ai fait (c’est long 7 jours), j’ai décidé de ne vous parler que de mes endroits favoris.

In May, I went to Rome for an incredible week. I was a little bit familiar with the capital because when I was young, beautiful and fresh, I spent few days there with a summer camp (I said I was young…). But 12 years later, let’s say my memories were not that vivid and it’s almost with new eyes that I admired this city. Instead of telling you what I did day by day (7 days is a long time), I’ll introduce you to my favourite places.

La Villa d’Este (Tivoli)

Alors oui, ce n’est pas exactement DANS Rome mais c’est un de mes lieux préférés donc permettez-moi de vous en toucher deux mots. Pour aller dans le village de Tivoli, il faut prendre un train depuis Rome Termini (la gare centrale) et rouler une petite heure dans la campagne puis la montagne (ces champs d’oliviers ! Ces fleurs sauvages ! Ces petites maisons en pierre !).

Yes, it’s not IN Rome but it’s one of my favourite places so let me talk about it. To go to the village of Tivoli, you need to take the train from Termini (central station) and ride for an hour through the countryside and mountains (these olive tree fields! These wild flowers! These small stone houses!). 

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La Villa d’Este fut construite au XVIème s. par le Cardinal d’Este, un des plus riches écclesiastiques de son temps (et pourtant toujours endetté). Il devint ensuite Gouverneur de Tivoli et posa ses valises dans un ancien couvent bénédictin du IXème s., lui-même construit sur le site d’une vieille villa romaine. Après des années de rasage de routes, de maisons et autres constructions des alentours, la Villa et ses jardins magnifiques virent le jour.

The Villa d’Este was built in the 16th C. by the Cardinal d’Este, one of the richest clergymen of his time (though always in debt). He then became Governor of Tivoli and established himself in a former Benedictin convent from the 9th C., the convent being built on a former Roman villa. After years of destroying roads, houses and other buildings around, the villa and its wonderful gardens were ready.

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Si la maison en elle-même ainsi que les vues depuis les terraces sont impressionantes, j’ai été soufflé par la centaine de fontaines qui parsème le jardin. De toutes les tailles, de toutes les formes, cachées ou à la vue de tous, ornées de sculptures ou brutes, les fontaines sont partout et l’eau, pure et fraîche, règne en maître…

If the house and the views from the terrace are incredibly beautiful, I was amazed by the hundreds of fountains in the garden. Every sizes, every shapes, hidden or exposed, sculpted or raw, the fountains are everywhere and the water, pure and fresh, reigns.

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J’y ai passé plusieurs heures à flâner au soleil, à regarder les poissons dans les bassins, à laisser courir mes doigts sur les pierres moussues, à m’imprégner de cette atmosphère chaude et incroyablement riche. La définition même de la dolce vita.

I spent few hours wandering in the sun, looking at the fish, touching the cold and slimy stones, soaking in all the good vibes of this magical place. I’m telling you, this is where they invented the dolce vita.

Le Cimetière des Non-Catholiques

Je sais ce que vous allez vous dire, cette fille est d’un morbide, toujours à radoter sur ses cimetières là… Ne vous laissez pas berner par son nom peu accrocheur, cet endroit est d’une beauté qu’il faut voir pour croire. Situé dans le quartier Testaccio, le cimetière des non-catholiques (ou protestant, ou anglais, ou des poètes et des artistes) a été ouvert officiellement en 1821. A l’époque, les juifs, orthodoxes, protestants et suicidés ne pouvaient pas reposer en paix dans la ville catholique et c’est hors les murs et de nuit qu’on les enterrait, pour éviter les scandales. On y retrouve donc les tombes de nombreux artistes (John Keats et Percy Shelley, les poètes et romanciers anglais, par exemple), des diplomates, des anonymes, tous étrangers et qui, pourtant, ont décidé de passer leur éternité dans la ville du même nom.

I know what you’re going to say, this girl is so macabre, always talking about her cemeteries… Don’t let yourself be fooled by its unflattering name though, this place is a beauty you have to see to believe. Situated in the Testaccio area, the Cemetery for the Non-Catholics (or Protestants, or for Poets and Artists) was officially open in 1821. At that time, Jewish, Orthodox, Protestant and other people who committed suicide couldn’t be buried in the city so they were put the rest there, at night, to avoid scandal. There, you can find tombs of several artists such as John Keats and Percy Shelley, the English poets and authors, diplomats, anonymous, all foreigners who decided to spend their eternity in this wonderfully quiet and pretty place.

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On se promène parmi les superbes sépultures sculptées, les cyprès et les pins gigantesques et centenaires, les roses et les herbes folles qui poussent partout, on n’entend plus un bruit si ce n’est un chat sauvage qui miaule et quelques cigales qui décident de chanter. Si j’habitais la magique mais stressante Rome, voila un lieu où je viendrais souvent respirer un bon coup.

You can walk through the superb sculpted stones, cypresses and gigantic pine trees, roses and wild flowers growing everywhere, there’s no noise except for a stray cat mewing and cicadas singing. If I were to live in the magical but stressful Rome, I think I’d spend a lot of time there. 

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Pyramide de Cestius

Quand on pense aux antiquités de Rome, c’est le Colisée, le Forum, les thermes et autres théâtres qui arrivent en tête. Mais saviez-vous qu’à Rome, on peut aussi trouver une pyramide ? Oui, une vraie, comme les égyptiens… mais en pleine ville italienne. Elle se trouve à côté du cimetière sus-nommé et il est difficile de la manquer.

When we think of Rome antiquities, it’s the Coloseum, Forum, thermal baths and other theatres that first come to mind. But did you know that in Rome, you can also find a pyramid? Yes, a real one, like the Egyptians… but in the middle of an Italian city. It’s just next to the above-named cemetery and very difficult to miss.

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Elle a été construite entre 12 et 18 av. J-C  (c’est très vieux) et on dirait pas comme ça, vu la blancheur éclatante de son marbre et sa condition parfaite. Incroyable qu’elle soit encore debout… Elle sert depuis de tombeau à Caïus Cestius, un magistrat et religieux (modeste, la dernière demeure). L’intérieur se visite deux fois par mois sur demande mais ça, je n’en savais rien. Mais ça fait partie de la magie des voyages, on ne peut pas tout savoir à l’avance, parfois le hasard fait bien les choses, parfois pas…

It was built between 12 and 18 BC (very old) and it doesn’t look like it as the marble is so white and in a perfect condition. Incredible to see it still standing… It’s used as a tomb for Caius Cestius, a magistrate and religious (very modest, this gentleman). You can visit the inside twice a month but that, I didn’t know… But that’s also part of travelling, you can’t know everything in advance, sometimes yo win, sometimes you lose…

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J’ai d’autres endroits à vous montrer. Rendez-vous dans un autre article !

I have other places to show you… in another article!

 

[Travel] Passion musées en plein air : Norsk Folkemuseum (Oslo) / A passion for open air museums : Norsk Folkemuseum (Oslo)

Il y en a qui sont passionés par les jeux vidéos, le tricot, le paintball, moi, c’est les musées en plein air. Bien sûr j’ai d’autres passions, hein… les voyages, les mugs (vous êtes qui pour me juger ?!), le règne victorien, les plantes grasses,… bref que des sujets de ouf pour briller en société.

Un musée en plein air, c’est quoi ? Parce que je brille moyen pour m’expliquer clairement et brièvement, je laisse la place à Wiki : « Un musée en plein air est un type de musée dont les collections ne se trouvent pas dans un bâtiment mais à ciel ouvert ». En fait, j’aurais pu dire pareil. Parce que je commence à avoir une belle collection à mon actif, je me permets aujourd’hui de vous parler du Norsk Folkemuseum d’Oslo.

Some love video games, knitting, paintball… I love open air museums. Of course I have other passions in life like travels, mugs (who are you to judge me?!), the Victorian era, cacti… Just very interesting stuff to talk about with strangers. 
What’s an open air museum, you’ll ask me. Since I’m not very good at explaining, here’s what Wiki says: « An open air museum is a museum that exhibits collections of buildings or artifacts out-of-doors ». Wait, I could have say that… Today, let me introduce you to the very first one I visited, the Norsk Folkemuseum in Olso, Norway.

Situé sur la presqu’île de Bigdøy à quelques minutes de bâteau de la capitale norvégienne, le musée folklorique vous attend. Avant de rentrer dans le vif du sujet, pouvons-nous prendre cinq minutes pour admirer les fabuleuses maisons et le cadre enchanteur de ce petit bout de paradis ?

Situated on Bigdøy peninsula, only few minutes away by boat from the Norwegian capital, the folk museum is waiting for you. But before starting, can we take five minutes and admire the sumptuous villas and the delightful setting of this little paradise?

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Merci. Donc je disais… Quand on arrive dans ce musée, c’est comme si on arrivait dans un village italien. Je vous assure, c’est très étonnant (et extrêmement beau donc je ne me plains pas).

Thanks. So I was saying… When we get to this museum, it’s like we’re suddenly in an Italian village. To be honest, it’s quite disturbing (but also very beautiful so I don’t complain). 

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Et plus on avance, plus cette sensation d’être ailleurs, loin d’Oslo, loin de notre époque, se fait présente. La vieille ville avec ses bâtiments en bois colorés nous fait découvrir la vie norvégienne sur plusieurs siècles. Les maisons sont plus belles les unes que les autres, et on se verrait bien y vivre.

And the more we go forward, the more we feel out of place, far from Olso, far from our era. The old town with its colourful wooden buildings make us discover Norwegian life over the centuries. The houses are all beautiful and I truly could see myself living in one of them. 

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Les intérieurs, c’est autre chose et comme on dit, il en faut vraiment pour tous les goûts… Personnellement, même si le vintage c’est mon dada, je ne suis pas fan-fan de certains design et couleurs. Et alors les vieilles poupées de porcelaine et les ours en peluche miteux, c’est un gros non non.

The insides, in another hand, are a bit different, and as we say everyone to his own taste… Personally, even if I’m into vintage decoration, I’m not a big fan of some designs and colours. And old china dolls and shabby teddy bears are always a big no-no.

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Après le marchand de bonbons, le bureau de tabac (voici une information pour briller en société : la Norvège a fabriqué son propre tabac). la pharmacie, on s’en va à la campagne. Dans l’herbe grasse et les fleurs des champs, vous trouverez de jolies fermes toutes en bois ouvragé, imposantes mais pourtant tellement accueillantes.

After the candy store, tobacco shop (here’s another piece of information for you: Norway used to make its own tobacco), the pharmacist, we go to the countryside. Among the lush grass and the wild flowers, pretty farms appear, all made of carved wood, huge and imposing but also so welcoming. 

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On marche ensuite sur des sentiers en plein champs, parmis les chèvres et les poules, on grimpaille, et on finit ébloui. Devant nous se dresse une immense église en bois datant du XIIème s. Le bois, vieux brun, est sculpté de plantes, de dragons et de runes. Une inscription lit « Embrasse-moi parce que je suis triste ». Elle a un air mystique cette église, pas austère et intimidante comme les autres. Elle a du en voir passer des choses et ses murs doivent contenir bien des secrets…

We then walk through some more grass, with goats and hens on our side, we climb a hill and we end up blown away. In front of us is a huge wooden church from the 12th C. The wood, old and dark brown, is carved with images of plants, dragons and runes. There’s even an inscription somewhere that reads « Kiss me because I’m sad ». This church got a mystical air about it, not austere and cold like the others. It surely saw a lot during its lifetime and its walls must be full of secrets…

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Je dois aussi vous dire une chose importante avant de vous laisser errer dans ce musée… Le Norsk Folkemuseum n’est pas « mort ». De nombreux figurants en costumes d’époque font vivre les lieux. Ils ne posent pas, ne font pas de longs discours, ils sont juste là, « vivent » là. Et on a presque l’impression d’être des voyeurs à rentrer chez eux pour voir ce qui s’y passe…

An important thing I have to say before I leave you wandering some more in this « museum »… The Norsk Folkemuseum is « living », it’s not dead and inanimate like some others. A lot of extras are there, in their costume, « living » in the buildings. And it almost feels like we’re some kind of voyeurs, coming in their house and looking at them living their life from another century…

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[Life] Mes galères de voyage (vol. 2) / Struggling while traveling (vol. 2)

Il y a un an de ça, je vous racontais quelques unes de mes galères de voyage et je vous en promettais un deuxième volet. Vous l’aurez deviné, le voici, le voilà.

One year ago I was telling you about some of my struggles when I was traveling and I promised you another one. You guessed it, here it is. 

Notre city-trip à Berlin, cela faisait environ 3 mois qu’on le planifiait. Billets d’avion à £25: check, Airbnb: check, itinéraire par quartier: check… On est paré. C’est tout joyeux et sautillant qu’on est arrivé en Allemagne… Sauf quand j’ai réalisé au moment de prendre le train pour rejoindre le centre-ville, que je n’avais pas l’adresse de notre logement. Pas grave, connectons-nous sur le site. Oui, mais non. J’ai oublié mes identifiants. Et puis mon portable s’éteint, plus de batterie. La déconfiture, je vous raconte pas… J’ai un vague souvenir du message de notre hôte où il nous indiquait comment nous rendre chez lui et c’est donc pas confiant du tout qu’on a finit par prendre le train. YOLO, quoi. Alors que je me vois déja errant comme une âme en peine dans les rues glaciales de Berlin en pleine nuit, une idée soudaine me traverse l’esprit… Ni une ni deux, je me connecte sur le portable de mon copain avec mes identifiants FB et paf! ça fait des Chocapic, ça fonctionne. Joie, soulagement et tout le tralala. Je respire, les vacances peuvent commencer.

Our city-trip in Berlin, we planned it for 3 months. Cheap plane tickets: done, Airbnb: done, itinerary for each area: done. We were R.E.A.D.Y. It’s happy and skipping that we arrived in Germany. But then I realised, just before we take the train to the city centre, that I didn’t know the address of our accommodation. It’s ok, I can log in on the website and check it. Yeah… but no. I forgot my password and my phone dies. I have a very vague memory of our host’s message and we finally decide to go (in the unknown). YOLO is the word. Panicking, I’m already seeing myself walking in the freezing Berlin streets at night, desperately trying to find a place to sleep. But then I have a striking idea. I take my bf phone and log in with my FB account and oh, the joy! It works. I can breathe now and our holidays can really start.

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L’île de Skye, je m’en souviendrai toute ma vie. C’est tellement beau et sauvage, vraiment, i-nou-bli-able. Inoubliable même la nuit… Pas loin de Quiraing, à flanc de falaise, voici la grosse maison/auberge de jeunesse dans laquelle mes amies et moi allons dormir. Si la réception-cuisine-salle TV sont sympa, je reste sans voix devant la chambre. Imaginez une cellule de moine, le lit simple, les murs vides, la petite armoire de rien du tout, voilà, c’est notre chambre. En plus de ça, le plafond est très haut, il fait pas chaud-chaud, les couvertures sont en poils qui piquent, on nous a fourni des « sacs à viande » et les draps recouvrant les matelats ont vu des meilleurs jours (et pour moi la propreté, c’est vraiment essentiel). Autant vous le dire tout de suite, je ne la sens pas du tout, cette chambre. J’ai même un sentiment de malaise inexplicabe mais comme me le fera remarquer mon amie pour me réconforter : « Oui mais la vue est belle ! ». Ca n’a pas marché. J’ai « dormi » (sommeillé) en position foetale, sans bouger d’un centimètre, couverte par mon manteau et mon écharpe (pas question qu’une couverture pleine d’acariens me touche, han han, no way). Pour être honnête, j’aurais préféré dormir dans la voiture. Mais j’ai survécu. Sûrement grâce à la Bible que mon amie avait décidé de garder à côté de son lit…

I will remember the Isle of Skye all my life. It’s so beautiful and wild, unforgettable. Unforgettable even at night. Not far from Quiraing, on a cliff, lies a big house/youth hostel where my friends and I have to sleep in. If most of the house is nice and welcoming, I’m struck by the state of the bedroom. Imagine a monk’s cell, the single bed, the empty walls, the small wardrobe, that’s our bedroom. On top of that, the ceiling is incredibly high, the room is kind of cold, the blankets are old and itchy, and the sheets covering the mattress have seen better days. I have a weird feeling about this room, I don’t feel comfortable at all. But, as my friend told me to cheer me up: « Yeah but we have a nice view! ». Didn’t work. I « slept » in a fetal position, without moving, covered by my coat and scarf (no way I touch these mite-filled blankets). To be honest, I wish I had slept in the car. But I survived. Probably thanks to my friend who kept a Bible next to her bed. 

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Vous pensez qu’après une nuit comme ça, la journée pourrait être sympa… C’était sans compter la galère qui nous pendait au nez, aka le fameux temps écossais. L’Old Man of Storr est sur notre liste et nous décidons de nous y attaquer. La « petite » rando en montagne est supposée durer environ 1h avec les bonnes conditions météo. Le chemin est d’abord facile, presque comme une vraie route. Puis on passe un petit portail en bois et nous voici dans la montagne, la vraie, celles avec des « chemins » en cailloux qui glissent sous les pieds et des rochers à franchir/escalader. Une de mes amies, devant le temps qui se gâte à une allure folle, abandonne et rejoint la voiture. Mon autre amie et moi décidons de continuer. Après tout ce chemin, autant aller jusqu’au bout. Pluie, vent, brouillard, on s’est tout prit sur la gueule mais on y est arrivé. La vue était superbe…

You would think that after a night like that, we’d have a nice day… That was without thinking of the Scottish weather. The Old Man of Storr was on our list and we decide to go even though the sky is getting darker. The « small » hiking trail is supposed to take an hour with a good weather. At first, the trail is easy, almost like a real road. But then we pass a gate and the real mountain starts, the one with the pebbles rolling under your feet and the rocks you have to climb. With the weather getting worse and worse each minute, one of my friends decided to give up and goes back to the car when my other friend and I keep going. We’re not far now, right? Rain, wind, fog, we had them all. Extremely hard but we succeeded. And the view was such a recompense… 

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En écrivant cet article, j’ai repensé à toutes ces autres galères… De quoi faire un volume 3, pour votre plus grande joie et ma plus grande peine. 

While writing this article, I thought of all the other struggles I had… Enough to write a volume 3, for your immense joy and my biggest pain.

 

[Scotland] A la recherche de Jamie au Blackness Castle / Looking for Jamie in Blackness Castle

Parlons peu, parlons château. Mais avant d’aborder le sujet principal de mon article (qui est un château), je vais vous parler d’un autre… J’ai été publié par le fameux site French Kilt ! Si vous ne connaissez pas et que vous prévoyez de venir visiter l’Ecosse ou de vous expatrier, c’est sur ce site que vous devez aller. Les demoiselles du site ont très gentiment accepté mon article sur Eilean Donan Castle. J’en avais parlé un peu lors de mon road trip écossais, vous vous souvenez ? Bref. Je suis fière et j’avais besoin de le dire.

Let’s talk castle. But before I start, let me brag a little. You’ll never guess what… I’ve been published! The famous and great French website French Kilt published one of my articles about Eilean Donan Castle. I’m proud of myself so I needed to tell you.

Revenons à nos mouettes. Blackness Castle, je l’ai aussi découvert lors d’un road trip lorsque mes amies et moi avons décidé d’explorer la côte Est de l’Ecosse (le précédent s’était « contenté » de l’Ouest). Le château, si imposant et froid qu’on va plutôt parler de forteresse, est situé entre Edimbourg et Falkirk, non-loin de Linlithgow, sur la côte.

Let’s go back to our castle. I discovered Blackness Castle on another road trip with my friends when we decided to drive along the Scottish East coast. The castle, so huge and cold we’ll call that a fortress, is situated between Edinburgh and Stirling, not far from Linlithgow. 

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Blackness Castle est surnommé le « bâteau qui n’a jamais navigué » et en même temps, vu la taille et l’épaisseur du monument, il aurait coulé à pic direct. En vrai, c’est à cause de sa forme et de son emplacement les pieds dans l’eau… Il a été construit au XVème s. par une des familles les plus puissantes du pays, les Crichtons, et comme je ne les connaissais pas personnellement, je suis allé me renseigner… Figurez-vous que c’est une des plus anciennes baronies d’Edinburgh, on retrouve des traces de ce nom pas plus tard que le XIIème s., ils ont été proche de plusieurs rois et ont construit pas moins de 3 châteaux (parce que un, c’est jamais suffisant).

Blackness Castle is known as « the ship that never sailed », and when you see how heavy it looks, it seems appropriate. To be honest, it’s actually because of its shape and because it’s partially in the sea… It was built in the 15th C. by one of the most powerful families in Scotland, the Crichtons, and because I didn’t personally know them, I went to find out a bit more about them… They were one of the oldest baronies of Edinburgh, we can find trace of their name in the 13th C., they were close of several kings and built no less than 3 castles (because you can’t brag enough with just one castle).

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Tour à tour prison, dépôt d’arme et forteresse de garnison, Blackness n’a jamais été une résidence calme et accueillante. C’est dans la cour du château qu’a été filmé des scènes de la série TV Outlander. Blackness est censé être Fort William, le quartier général de Black Jack Randall, le bourreau du beau et sauvage Jamie.

Prison, garrison fortress and weapon warehouse, Blackness never was a peaceful and welcoming house. It’s in the courtyard of the castle that scenes from the TV series Outlander were filmed. Blackness is actually supposed to be Fort William, the head quarters of Black Jack Randall, the mad man who likes to torture the sexy and wild Jamie.

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J’ai eu beau crié son nom partout, pas de trace de Jamie…

I cried his name everywhere but still, no trace of Jamie…

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