[Scotland] En route pour le nord de l’Ecosse / Road trip in the North of Scotland (part 3)

Si vous vous souvenez de mon dernier article publié il y a plus de trois semaine (je suis lamentable), je me suis arrêté en plein milieu de ma journée, juste après la visite de Dunrobin Castle. Croyez-le ou non, moi, la folle de l’organisation, la férue de tourisme, je n’avais rien prévu après le château enchanté. Oui, je sais. Le choc.

C’est donc sur un coup de tête que l’on décide de partir au nord, toujours plus au nord. Destination, John O’Groats, un nom que j’ai entendu plus d’une fois lors de ce road-trip… Mais la route est longue et notre guide nous propose de nous arrêter en chemin, histoire d’admirer de plus près la côte Est de l’Écosse.

If you remember my last article published more than three weeks ago (I’m terrible), I stopped in the middle of my day, just after visiting Dunrobin castle. Believe me or not, I, the organisation freak, the tourism crazy, didn’t plan anything after the fairy tale castle. I know. Unbelievable. So it’s on a whim that we decide to go north, further north. John O’Groats is our destination, a name I heard many times during this road trip… But it’s a long way and our guide offers us to stop often, to admire a bit more the wild east coast of Scotland.

Badbea… J’aime comment ce nom résonne et son histoire me donne envie d’en savoir plus. Vers la fin du XVIIIème s., des milliers de fermiers des Highlands se font chasser de leurs terres (un épisode appelé les Highlands Clearances) pour faire place à des moutons, vachement plus rentables, comprenez. Ainsi naît Badbea, un village construit par ces familles itinérantes à la recherche d’un endroit où vivre. Il est perché sur une falaise et fouetté par des vents tellement forts que les femmes sont obligés d’attacher enfants et bétails pour qu’ils ne s’envolent pas. Les seules activités économiques sont la pêche au hareng, un métier dangereux pour des hommes habitués à la terre, et la culture d’une terre aride sans aide d’outils adaptés. Aujourd’hui, de leur passage, il ne reste que quelques amas de pierres, des traces d’un long mur et un monument érigé en mémoire de ses habitants. Une visite émouvante et étrange, hors du temps et essentielle.

Badbea… I like how it sounds and its history makes me want to know more. Around the end of the 18th C., thousands of farmers were chased from their lands to give way to sheep (an episode called the Highlands Clearances). That’s how Badbea was born, a village built by itinerant families looking for a place to settle. It’s situated on a high cliff and whipped by strong winds, so strong that women had to tether children and cattle so they weren’t blown away. The only economic activities were the herring fishing, a dangerous job for men used to the land, and the culture of a barren soil without adapted tools. Today, there’s just some rubble, traces of a long wall and a monument erected in honour of its people. A moving and strange visit, out of time but essential. 

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Cap maintenant vers le fameux John O’Groats. S’il est connu par tous les britanniques, ce n’est pas grâce à Jan de Groot, le Hollandais qui a financé le ferry entre l’Ecosse et les Orcades et qui a donc donné son nom au petit village, mais plutôt parce qu’il est le point le plus au nord du Royaume-Uni. Enfin, ça, c’est ce que tout le monde croit…

Time to go to the famous John O’Groats. If it’s well known by all the British, it’s not because of Jan de Groot, the Dutchman who financed the ferry between the mainland and Orkney and hence gave his name to the village, but because it’s the most northern point in UK. Or that’s what everybody believes…

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Selon mon guide (et aussi quand on regarde une carte de l’Ecosse), le point extrême n’est pas John O’Groats (la désillusion est violente) mais Dunnet Head, une péninsule à une vingtaine de kilomètres de là. On reprend donc la route et on commence à s’enfoncer dans le brouillard (normal, on est en juillet). Un phare et des falaises sombres se découpent dans la brume blanche et épaisse configurant à l’endroit une atmosphère mystérieuse. 

According to my guide (and also when you look at a Scotland map), the most northern point isn’t John O’Groats (a violent realisation) but Dunnet Head, a peninsula situated a dozen of miles away from there. We go back in the car and start heading up, towards the fog, which is normal because it’s July after all. A lighthouse and dark cliffs stand out in the thick and white mist, an eerie and mysterious atmosphere. 

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Après avoir été au bout du monde ou presque, il est temps de redescendre. Des images sublimes plein la tête et le soleil dans les yeux (non, je déconne), on met le cap vers Rogart, notre point de chute pour la nuit. Situé dans le Sutherland, toujours dans les Highlands, le village est surtout connu pour un de ses hôtels/auberge de jeunesse incongru. Je vous laisse deviner où j’ai dormi…

After having been to the end of the world or so, it’s time to go back down. Head full of beautiful images and sun in our eyes (only joking), we head towards Rogart, our drop point for the night. Situated in Sutherland, still in the Highlands, the village is famous for one of its unusual hostel. Guess where I slept…

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Oui, de vrais anciens wagons restés à quai !

Yup, real old train car!

[Scotland] En route pour le nord de l’Ecosse / Road trip in the North of Scotland (part 2)

Quand je me lève le lendemain, le ciel est comme ma tête, très embrumé. Ce qui me réveille n’est ni l’air vif ni les paysages magnifiques mais plutôt les grosses limaces noires qui ont élues domicile (trop) près de la tente. Que la nature est belle… Bref, on boit un thé, on se brosse les dents, on plie bagage et on repart sur la route (lala lalalala). Cette fois-ci, on a pas mal de kilomètres à faire pour notre première destination.

When I wake up in the morning, the sky is like my head, very foggy. What wakes me up isn’t the fresh air or the amazing view but the HUGE black slugs that decided to live a bit too close of our tent. How pretty nature is… Anyway. We drink a tea, brush our teeth, pack everything and we’re back on the road. Our first destination of the day is quite far…

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Le RZSS Highland Wildlife Park se situe dans le Parc National des Cairngorms, en plein coeur des Highlands (ah ce moment d’excitation quand tu vois un panneau écrit : HIGHLANDS). Sur plus de 100 ha sont dispersés des animaux du monde entier. Les 3/4 du parc se font à pieds et c’est sous une petite bruine tout à fait typique du coin que l’on va se promener et admirer. Un petit our polaire est né il y a peu mais il est, avec sa maman, un peu trop loin (surtout pour moi qui ai une vue de merde, disons les choses comme elles sont) et il y a trop de touristes pour qu’on puisse voir les ours polaires mâles se faire nourrir. Sinon tout va bien, merci. Les macaques japonais se ruent soudain vers nous, les loups sont paresseux pendant que leurs enfants jouent, le bison reste à l’abri, le tigre est majestueux, le léopard des neiges fait une brève apparition et se pavane avant de repartir, le panda roux est lui tout timide…

The RZSS Highland Wildlife Park is situated in the Cairngorms national park, in the middle of the Highlands (that moment of thrill when you see this road sign: HIGHLANDS). On more than a 100ha are living animals from all around the world. 3/4 of the park is to be visited by foot so it’s under a fine rain, typical of the country, that we start our stroll. A polar cub was born not long ago but he and his mum are a bit too far for me to admire them (I have a shitty eyesight to be honest) and there’s too many tourists near the other polar bears being fed. Except for that, everything’s fine, thanks. The monkeys are suddenly rushing to us, the wolves are lazy when their cubs are playing around, the bison is having a rest in his shed, the tiger and the snow leopard are majestic, the red panda is very shy…

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Après plusieurs heures à déambuler dans la brousse (si seulement…), on reprend le volant et on retrouve la civilisation aka Inverness. La « Capitale des Highlands » se situe à l’embouchure de la rivière Ness (le loch n’est pas loin) et à cause de sa position stratégique, elle a longtemps été disputée par les monarques écossais, les Highlanders, les Jacobites et les Anglais. Le résultat ? Il ne reste aujourd’hui quasiment plus de bâtiments antérieurs au XIXème s. Même le château n’est pas si vieux que ça… Néanmois, elle a quelque chose, cette ville… Un petit air de Stirling avec ses pierres grises et ses longues rues, un côté sauvage avec la rivière et les montagnes autour et aussi un peu industriel. Si je n’y suis pas resté assez longtemps pour en écrire davantage, il est certain que j’y repasserai, elle m’intrigue cette ville. Et puis, elle est sur la route pour aller voir le champs de bataille de Culloden…

After few hours, it’s time to go and find civilisation again, aka Inverness. The  »Capital of the Highlands » is situated on the opening of the river Ness (the loch isn’t far) and because of its strategic position, it was disputed for a long time by Scottish monarchs, Highlanders, Jacobites and English. The result? There’s today not a lot of building dating from before the 19th C. Even the castle isn’t that old… Nonetheless, there’s something I like in this city… A vague resemblance with Stirling and its grey stones and long streets, a wild side with the river and the mountains around it, and also an industrial side. If I haven’t stayed enough to talk more about it, it’s certain that I’ll be back as I’m intrigued by it. And the famous Culloden battlefield is near it too…

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Je ne vais pas vous raconter ce qu’il s’est passé après notre passage à Inverness, je le réserve pour un autre article  »Mes galéres de voyage » (oui, encore)…

BREF. Le lendemain, direction Dunrobin Castle qui est à une dizaine de minutes de notre point de chute de la veille. J’adore les châteaux mais alors les châteaux écossais, c’est un autre niveau. Il y en a pour tous les goûts, des ruines, des semi-ruines et des palaces. Dunrobin fait partie de la dernière catégorie. Plus gros château des Highlands avec 189 pièces et perpétuellement habité depuis le XIVème s., il est plus connu pour avoir éte la demeure du premier duc de Sutherland, un homme pas commode qui chassa 15 000 personnes pour s’approprier leur terre et faire place à ses moutons. La famille Sutherland vit toujours là… Si l’extérieur ressemble à un château de conte de fée, les intérieurs nous font eux découvrir la vie aristocratique avec trophées de chasse, jouets, livres et armes à feu par centaine, et quelques signes du passage de personnes illustres comme la Reine Victoria. Les jardins donnent sur la mer et sont taillés au carré, très français si vous voulez mon avis, avec fontaines et rosiers qui vont bien. Le clou du spectacle, c’est le fauconnier qui fait voler ses gracieux oiseaux et ça ne fait qu’ajouter encore un peu de magie à ce lieu…

I won’t talk to you about what happened after Inverness, that will be part of yet another  »Struggling while travelling » article…

The next day, we’re going to Dunrobin castle, a few miles away from the lovely cottage we slept in. I love castles but Scottish castles are on another level. There’s a bit of everything, ruins, half ruins and palaces. Dunrobin is in the last category. Biggest castle in the Highlands with 189 rooms and perpetually inhabited, it is more known for being the house of the infamous first Duke of Sutherland, a vile man who chased 15 000 people to take their lands and put his sheep on. The Sutherland family still lives here… If the outside looks like a fairy tale castle, the inside is all about aristocratic life with displays of hunting trophies, hundreds of toys, books and guns, and some signs of famous people who came here like Queen Victoria. The gardens are overlooking the sea and look very structured, very French if I may say, with fountains and other nice rosebushes. The cherry on the cake is the falconer showing us his gracious creatures flying around… and the castle becomes even more magical.

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[Scotland] En route pour le nord de l’Ecosse / Road trip in the North of Scotland (part 1)

Lunettes de soleil sur le nez, tente et réchaud dans la malle, guide sur mes genoux, on est paré. Maintenant, il n’y a plus qu’à rouler, direction le nord de l’Ecosse !

Je suis toujours impressionné de voir à quel point il est facile de se retrouver à la campagne. On sort de Glasgow et ça y est ! Montagnes, champs et moutons se découvrent sous nos yeux de citadins fatigués. Notre premier stop est Balmaha et même s’il a un nom exotique (et ne parlons pas d’Aloha !), le village se trouve pourtant sur la rive Est du Loch Lomond, à une cinquantaine de minutes de chez moi. Mais si ce n’est pas exotique, c’est quand même drôlement dépaysant. Il fait chaud, l’eau clapote sur les dizaines de petits bateaux amarrés et elle scintille comme jamais. On marche le long du loch, passe de jolies maisons, des arbres, des fleurs, on s’arrête pour prendre une photo de Conic Hill et d’une île plus loin, Inchcailloch, on continue et trouve une plage déserte. Cet endroit est un petit morceau de paradis et la seule chose qui nous décide à partir, c’est qu’on a encore beaucoup à voir. 

Sunglasses on, tent and camping stove in the boot, guide book on my knees, we’re ready. Let’s drive up north!

I’m always amazed to see it’s so easy to be in the countryside. You get out of Glasgow and that’s it! Mountains, fields and sheep are around us. Our first stop is Balmaha and even if it has an exotic name (and don’t start me with Aloha!), the village is actually on the east bank of the bonnie Loch Lomond, around 50 minutes away from my flat. Not exotic but so different… It’s hot, the water shines and splashes gently on the dozens of little boats. We walk along the loch, pass cute houses, trees, flowers, we stop to take a picture of Conic Hill and of the island further away, Inchcailloch, we keep going and find an empty beach. This place is like a little piece of heaven and the only thing that makes us leave it is that we still have a lot to see.

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J’ai trouvé un autre morceau de paradis plus loin, plus au nord de Loch Lomond et au pied de Ben Lomond. Rowardennan… Quand on arrive là, j’ai l’impression de redevenir l’enfant que j’étais en vacances d’été avec ma famille. Un petit truc magique dans l’ air, ou juste le soleil, la brise et la senteur de pin peut-être… Je trempe mes pieds dans l’eau tiède, rêve de pouvoir y nager, regarde passer les bateaux, ramasse des pommes de pin, apprends à faire des ricochets, je me gorge de soleil, me relaxe et prie pour que le temps s’arrête.

I found another piece of heaven further north, still on Loch Lomond and at the foot of Ben Lomond. Rowardennan… When we arrive there, I feel like I’m a child again, on summer holidays with my family. Something magical in the air or just the combination of sun, breeze and pine smell maybe… I put my feet in the warm water, dream of having a swim, watch the boats go, pick up some pine cones, learn how to skip stones, I bath in the sun, feel relaxed and pray for the time to stop.

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Comme de toute façon personne ne m’écoute depuis là-haut, on reprend la voiture et on continue notre aventure. C’est Killin que nous rejoignons ensuite (après moultes détours mais je vous raconterai une prochaine fois dans un article « Galères de voyage », vous allez voir, on va rire). Mais qu’il est mignon le petit village de Killin! Situé à l’ouest du Loch Tay, dans le comté de Stirling (immense ce comté…), le village est traversé par les Chutes de Dochart, une rivière puissante et parsemée de gros rochers sombres et lisses où les gens viennent s’asseoir ou pique-niquer. Si ce n’était pas pour la horde de touristes et les ados qui sautent du pont sans peur pour aller nager, on se croirait à une autre époque ici. Les maisons sont vieilles et en pierre, il y a un petit pont qui enjambe la rivière et un ancient cimetière pour le Clan MacNab. 

Since no one is listening to me from up there anyway, we take the car and drive some more. Next stop is Killin (we had some difficulties in between the two stops but I’ll tell you that later on a « Struggling while Traveling » article, we’ll have a laugh). How pretty is Killin! Situated on the western bank of Loch Tay, in Stirling (such a huge shire…), the village is crossed by the Falls of Dochart, a powerful river dotted with big dark and soft stones where people come to sit and have a picnic. If it wasn’t for the tourists and the fearless teens jumping from the bridge to swim in the river, it’d feel like another time here. The houses look old, there’s a little stone bridge over the water and an ancient burial site for the MacNab Clan.

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La journée se termine au Loch Tay où on plante la tente pour la nuit. On a trouvé un petit endroit que pour nous et tandis que le soleil se couche doucement, on a l’impression d’être seuls au monde.

The day ends in Loch Tay where we set up our tent for the night. We find a little place just for ourselves and when the sun starts going down, it feels like we’re alone in the world.

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[Scotland] A la recherche de Jamie au Blackness Castle / Looking for Jamie in Blackness Castle

Parlons peu, parlons château. Mais avant d’aborder le sujet principal de mon article (qui est un château), je vais vous parler d’un autre… J’ai été publié par le fameux site French Kilt ! Si vous ne connaissez pas et que vous prévoyez de venir visiter l’Ecosse ou de vous expatrier, c’est sur ce site que vous devez aller. Les demoiselles du site ont très gentiment accepté mon article sur Eilean Donan Castle. J’en avais parlé un peu lors de mon road trip écossais, vous vous souvenez ? Bref. Je suis fière et j’avais besoin de le dire.

Let’s talk castle. But before I start, let me brag a little. You’ll never guess what… I’ve been published! The famous and great French website French Kilt published one of my articles about Eilean Donan Castle. I’m proud of myself so I needed to tell you.

Revenons à nos mouettes. Blackness Castle, je l’ai aussi découvert lors d’un road trip lorsque mes amies et moi avons décidé d’explorer la côte Est de l’Ecosse (le précédent s’était « contenté » de l’Ouest). Le château, si imposant et froid qu’on va plutôt parler de forteresse, est situé entre Edimbourg et Falkirk, non-loin de Linlithgow, sur la côte.

Let’s go back to our castle. I discovered Blackness Castle on another road trip with my friends when we decided to drive along the Scottish East coast. The castle, so huge and cold we’ll call that a fortress, is situated between Edinburgh and Stirling, not far from Linlithgow. 

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Blackness Castle est surnommé le « bâteau qui n’a jamais navigué » et en même temps, vu la taille et l’épaisseur du monument, il aurait coulé à pic direct. En vrai, c’est à cause de sa forme et de son emplacement les pieds dans l’eau… Il a été construit au XVème s. par une des familles les plus puissantes du pays, les Crichtons, et comme je ne les connaissais pas personnellement, je suis allé me renseigner… Figurez-vous que c’est une des plus anciennes baronies d’Edinburgh, on retrouve des traces de ce nom pas plus tard que le XIIème s., ils ont été proche de plusieurs rois et ont construit pas moins de 3 châteaux (parce que un, c’est jamais suffisant).

Blackness Castle is known as « the ship that never sailed », and when you see how heavy it looks, it seems appropriate. To be honest, it’s actually because of its shape and because it’s partially in the sea… It was built in the 15th C. by one of the most powerful families in Scotland, the Crichtons, and because I didn’t personally know them, I went to find out a bit more about them… They were one of the oldest baronies of Edinburgh, we can find trace of their name in the 13th C., they were close of several kings and built no less than 3 castles (because you can’t brag enough with just one castle).

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Tour à tour prison, dépôt d’arme et forteresse de garnison, Blackness n’a jamais été une résidence calme et accueillante. C’est dans la cour du château qu’a été filmé des scènes de la série TV Outlander. Blackness est censé être Fort William, le quartier général de Black Jack Randall, le bourreau du beau et sauvage Jamie.

Prison, garrison fortress and weapon warehouse, Blackness never was a peaceful and welcoming house. It’s in the courtyard of the castle that scenes from the TV series Outlander were filmed. Blackness is actually supposed to be Fort William, the head quarters of Black Jack Randall, the mad man who likes to torture the sexy and wild Jamie.

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J’ai eu beau crié son nom partout, pas de trace de Jamie…

I cried his name everywhere but still, no trace of Jamie…

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[Scotland] Dean Village ou Le quartier d’Edinburgh perdu dans le Temps

La première fois qu’on arrive à Edinburgh, on est soufflé. La ville est incroyablement belle, imposante, majestueuse. Combien de fois j’ai entendu dire qu’on se croirait dans un conte de fée… Avec tous ses vieux monuments, ses collines, son château, elle a tout simplement l’air figé dans le temps. Mais le nombre de touristes, la circulation et les magasins de souvenirs qui jonchent ses trottoirs font vite revenir à notre siècle. Si, comme moi, vous aimez la tranquilité, les vieilles pierres et les cours d’eau, ruez-vous à Dean Village.

The first time we get to Edinburgh, we pretty much all have the same reaction, blown away. The city is particularly beautiful, imposing, majestic. How many times have I heard it looks like a fairy tale? With all its old monuments, its hills, its castle, it just looks stuck in time. But the number of tourists, the traffic jams and the souvenirs shops all along its pavements are there to remind you this is definitely the 21st C. If like me you love some peace and old stones, Dean Village is for you.

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Ne vous fiez pas à son nom. Dean Village n’est pas vraiment un village mais plutôt un quartier d’Edinburgh. La preuve, il est seulement situé à 5mn à pieds de Princes Street, la rue principale et agitée de la ville. 

Dean Village is not really a village, more like an area in Edinburgh. Proof is, it’s only 5mn away from the busy Princes Street.

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Quand j’y suis allé la première fois, il pleuvait abondamment (un phénomène plutôt rare en Ecosse) et il n’y avait PERSONNE (un bonheur après avoir slalomé entre des centaines de personnes). Ce qui m’a alors frappé, c’est cette sensation que le temps s’était figé là. En regardant toutes ces vieilles maisons en pierre, les arbres dénudés, la rivière Water of Leith qui courait rapidement au milieu, c’était comme si on avait fait un bond d’un siècle ou deux dans le passé. Ou que les habitants s’étaient tous enfuis pour je ne sais quelle raison et qu’on avait gardé le village dans cet état, pendant tout ce temps. 

When I went there the first time, it was raining (a pretty rare phenomenon here in Scotland) and there was no one (that’s what I call happiness). What struck me then is how stuck in time it looks. Old stone houses, leafless trees, the river Water of Leith crossing the village, it feels like we’re now a hundred years ago. Or that all the population disappeared suddenly and it was preserved like that since then. 

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Fondé au XIIème s. par des religieux, le village a prospéré pendant des centaines et des centaines d’années. A son apogée, 11 usines travaillaient là, aidées par les moulins à eau. 

Founded in the 12th C. by monks, the village was prosperous for hundred of years. At its peak, 11 factories were working there, helped by the watermill. 

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Après avoir passé le pont (comme la chanson… Mais si, Brassens !), on se retrouve vite devant Well Court. Construit dans les années 1880, cet ensemble de petits immeubles avec une court centrale abritaient les travailleurs locaux. 

After crossing the bridge, we find ourselves in front of Well Court. Built in the 1880s, this assembly of small buildings with a central courtyard was hosting local workmen and their families.

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La balade nous conduit ensuite le long de la rivière. Des arbres géants, des roches sombres, le tumulte de l’eau, des vues incroyables… Cet endroit serait sûrement mon endroit préféré pour faire mon jogging. Si j’habitais à Edinburgh. Et si je faisais du jogging.

The walk then lead us along the river. Giant trees, dark rocks, the noise of the running water, incredible views… This is probably where I’d go to do my jogging. If I were living in Edinburgh. And if I’d like jogging.

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[Scotland] All is calm, all is bright, balade dominicale givrée (Glasgow)

Il y a 2 ou 3 semaines de ça, le gel avait laissé son manteau blanc sur Glasgow. Pas encore de neige mais assez de givre pour me faire enfiler manteau, bonnet et bottes fourrées et aller prendre quelques photos d’un blanc immaculé.

Mon but premier était d’aller au Pollock Country Park. Bien entendu, j’ai loupé mon arrêt  (sens de l’orientation : 0) et quand j’ai commencé à ne plus rien reconnaitre, il a bien fallu que je descende pour faire demi-tour. Dans ma déconvenue, j’ai tout de même eu de la chance car le bus s’est arrêté devant un cimetière. Je reconnais que cette phrase peut sonner bizarre mais comme je vous l’avais déjà dit ici dans mon article sur la Nécropole de Glasgow, j’aime bien les vieux cimetières et je ne trouve ça ni glauque ni déplacé de s’y promener. Il était là, devant moi, pourquoi ne pas en profiter ?

C’est donc au Eastwood Old and New Cemetery que j’ai entrepris une balade givrée.

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[Scotland] Que d’eau, que d’eau ! Randonnée boueuse aux Falls of Clyde

C’est par une fraiche et légèrement brumeuse journée de septembre (oui, je ne suis pas à jour) que j’ai découvert les magnifiques, les merveilleuses, que dis-je, les FABULEUSES Falls of Clyde.

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Je ne finirai jamais de m’émerveiller des paysages écossais. Tout change si vite. Tu prends le train en plein Glasgow, tu traverses la ville et 10 minutes plus tard, te voilà déjà à la campagne… Alors imagine ce que tu vois si tu prends le train pendant 50 minutes !

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Rendez-vous en terre sauvage

Les Falls of Clyde sont des chutes d’eau immenses situées dans le South Lanarkshire et juste à côté du mignon petit village-musée de New Lanark (je vous en reparlerai… dans quelques mois). Au bout de ce village, un vieil escalier en pierre, une petite porte et nous voilà sur la Clyde Walkway, une balade le long de l’eau.

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La balade, qui grimpe allègrement à travers bois sur près de 6km, est accompagnée par le bruit de l’eau en furie en contrebas. De temps en temps, la végétation se dégage et la vue se perd au loin, sur les arbres, les rochers, l’écume. Bonnington Linn, Corra Linn, Dundaff Linn et Stonebyres Linn (en écossais, Linn veut dire cascade) attirent les foules depuis longtemps, Sir Walter Scott et J.M.W Turner sont passés par là notamment. En même temps, je comprends, moi aussi tant de beauté, ça m’inspire…

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Quand on arrive au sommet, on a le choix : on rebrousse chemin (et moi, repasser sur mes pas, je déteste ça) ou alors on passe le pont et on continue sur l’autre rive. Il y aurait, soit disant, plusieurs chemins de randonnée… Croyez-le ou non, je me suis paumée. Mais genre bien paumée. Paumée dans une forêt sombre aux pins immenses, dans la boue. Oh oui, j’ai fini par retrouver mon chemin mais mes jambes s’en souviennent encore…

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Ceci n’est pas le pont que j’ai traversé.